Category Archives: Chroniques

Orelsan -Le chant des sirènes-

Orelsan -Le chant des sirènes-



//L’artiste//

Orelsan est l’un des rappeurs les plus controversé de la scène hiphop français. 
Son premier album “Perdu d’avance” a eu un certain succès grâce à ce décalage
avec l’image commune des rappeurs dit “Swagg” ou “De Cité”.
Il a fait la polémique avec le titre “Sale pute“, jugé très dévalorisant pour la gente féminine et revient donc plus hargneux que jamais.

//L’album //

Tracklist de l’album
01. RaelSan
02. Le Chant des Sirènes
03. Plus rien ne m’étonne
04. Mauvaise idée
05. Double vie
06. Finir mal
07. Si seul
08. Trous dans la tête
09. La petite marchande de portes clefs
10. La Terre est ronde
11. 1990
12. 2010
13. La Morale
14. Ils sont cools
15. Suicide social
16. Elle viendra quand même

Top 3 :
Finir Mal : L’un des meilleurs sons de l’album. Les qualités de ce son : Le thème particulier, relatant les pensées et actions d’un homme qui s’est fait largué, un flow technique alliant accélérations et roulements et son flow monotone sur une prod assez bien choisie.

La petite marchande des portes clefs : Cette Story-telling est raconté sur une instru douce qui fait plaisir a entendre.

Suicide Sociale : Ce son peut être qualifié de “conscient”. Un récapitulatif de 6mn de tout les maux de la société.
Bien écrit, le ton monte crescendo. Au début blasé, Orelsan finit totalement énervé.

//L’avis du Milo//

C’est avec un album très solide, qu’Orelsan revient.
Dans la continuité de son 1er album, “Perdu D’avance”, “Le chant des sirènes“, se veut malgré tout plus mature.
Cette fois c’est une autre tranche de vie qu’Orelsan nous raconte. Cette tranche a aussi ses problèmes.
Variant entre Story-telling (“La petite marchande de portes clefs”) et Autobiographie (“Raelsan”), cet album a un coté conscient et réfléchi qu’on ne retrouvait pas forcément dans le précédent.
La force de cet album se trouve dans l’univers d’Orelsan. Univers assez particulier, qui parle à tous et permet à chacun de s’y retrouvé.
Le coté fantasque de certains passages est un plus. Cette capacité a osé est l’atout phare d’Orelsan.
Cet album confirme les qualités d’écriture d’Orelsan.

Sur cet album, on peut regretter le flow aléatoire d’Orelsan. D’un son a l’autre, il peut arborer un flow technique et appréciable comme, a l’inverse, un flow totalement fade et inintéressant.
Cette inconstance est regrettable voir énervante.
Autre bémol : le choix de certaines instrus, même si elles se marient assez bien avec l’univers décalé de l’artiste.

Pour conclure “Le chant des sirènes” est un album appréciable, aussi bon que le premier, si la comparaison doit être faite, nous faisant découvrir un peu plus sur l’esprit dérangé (Dans le bon sens du terme) d’Orelsan.

Note de l’album: 15/20

Lil’Wayne X Carter IV

Lil’WayneThe Carter IV -



//L’album//

Il semblerait que sa sortie de prison était plus attendue que la sortie de son album, cette dernière n’a pas fait autant de vacarme que son précédent opus, le succès commercial n’en est pas moindre. Jolie la cover au passage, dans le genre j’aime l’artwork mais j’aime pas ta gueule, on voit que Dwayne ne s’est pas arrangé avec le temps.
Sur le papier ? Court skeud peu de featurings, mais du beau monde, les feats sont assez condensés en fait. Entre Andre 3000, Nas, Jadakiss , Bun B et Busta Rhymes, la crème de la crème de l’ancienne école, et ses frères d’armes Drake et Cory Gunz, on reste en famille. Il en est un peu de même pour la prod, Bangladesh, Kanye West, No I.D., Play-N-Skillz, Tha Bizness, Polow Da Don, Streetrunners & Boi 1da entre autres, ça vous rappelle Carter III ? on prends les mêmes et on recommence. Et puis pour pas changer on peut s’avancer en disant que les sons accompagnés de T-Pain et John Legend seront probablement des hits radio.

Tracklist de l’album

01. Intro (Wayne’s World)
02. Blunt Blowin
03. MegaMan
04. 6 Foot 7 Foot (Feat. Cory Gunz)
05. Nightmares Of The Botton
06. She Will (Feat. Drake)
07. How To Hate (Feat. T-Pain)
08. Interlude (Feat. Tech N9ne)
09. John (Feat. Rick Ross )
10. Abortion
11. So Special (Feat. John Legend)
12. How To Love
13. President Carter
14. It’s Good (Feat. Drake And Jadakiss)
15. Outro (Feat. Bun B, Nas, Shyne And Busta Rhymes)

//L’avis de J.U.I.C.E//

Pour cette fois je ne vais pas vous tenir la main et réécouter avec vous, supplice suprême. On passera donc directement au bilan : ça fait mal au cœur de le dire mais les singles radio résument parfaitement l’album, et presque de manière exhaustive. Des singles très bien choisis : 6 Foot 7 Foot, ou un A Millie Part.II, mais je pense qu’on l’a assez dit. Notez aussi l’excellent John ou Polow Da Don usurpe Lex Luger à la perfection, on manquera pas de dire que Lil’Wayne ne s’est pas foulé et s’est contenté de reprendre le refrain de Rick Ross sur « Im Not A Star ». Rajoutez le très spécial How To Love et son She Will, ça rappe ça chante, la Young Money Mania plie mais ne rompt pas.
Généralement dans un album on a les hits radios, les bangers, les sons laid back un peu mielleux, et le reste. Malheureusement il manque les bangers, à part peut être dans ce somptueux interlude que nous livre Tech N9ne et Andre 3000, on aurait pu dire la même chose pour l’Outro mais la prestation de Shyne gâche la fête ainsi que Busta Rhymes avec son habituel couplet copier/coller de prouesse technique fulgurant, entre accélérations, petit passage a capela et gimmicks cartoon, ça commence à bien faire. Le tier de l’album est à ranger dans « le reste ».
Pour conclure, il suffit d’écouter l’intro pour comprendre l’état d’esprit de Weezy lyricalement, c’est un parterre de jeux de mots et de proverbes revisités, appréciables une fois sur dix, ça vole pas très haut et s’en est même fatiguant à la longue. Musicalement c’est mou, c’est chiant de quoi passer de sales quatre-quart d’heures. Heureusement que les singles sont bien éparpillés. Finalement, je me demande si ce quatrième effort était nécessaire, on aurait peut être préféré une mixtape à la place.

Note de l’album: 11/20

Wilow Amsgood – Marchand de rêves –

Wilow AmsgoodMarchand de Rêves -



//L’artiste//

“Wilow amsgoooooood” Si cette mimique ne te dis rien c’est que tu as raté l’un des rookies les plus prometteurs du rap français.
Faisant partie de cette nouvelle vague qui emmène fraicheur, passion et acharnement au rap.
Wilow Amsgood a déjà fait ses marques sur la toile grâce à ses Amsgoodies.
C’est donc avec un certain plaisir et un bon succès que son EP “Marchand de rêve”, composé de 8 titres, est accueilli.

Tracklist de l’album :

1. Une cacahuète de plus
2. Mythomania
3. Marchand de rêves
4. L’homme de l’ombre
5. alors on danse (pas) feat Artik
6. Touché en plein Curve
7. Je ne cours pas feat Nekfeu (1.9.9.5)
8. Dans une spirale

//L’album//

Une cacahuète de plus : Une instru assez 1980, qui rappelle certains classiques de l’époque.
Ce morceau est une bonne intro pour s’habituer au style particulier de Wilow Amsgood.

Mythomania : “la vérité sur toi moi je la connais” C’est un peu le message que passe Wilow à tous les rappeurs.
Une écriture imagé qui mettra d’accord plus d’un. Le seul bémol à ce morceau serait l’instrumental qui n’est pas au niveau du message relayé.

Marchand de rêves : Une instru faisant voyager, un flow gardant cette optique de voyage et de rêve.
Mention spéciale pour ce pont chanté qui est le plus, rendant ce morceau excellent.
Mon seul regret irait vers le refrain, peut être un peu trop “punch” vu l’univers fantasmagorique de ce son. Mention Spéciales

L’homme de l’ombre : le son le moins bon de l’EP, si on peut dire. Que ce soit au niveau du flow choisi par Wilow, que par l’instru, ce son est une petite déception.
Notons quand même la qualité d’écriture et certaines phases très bien trouvées de la part de Wilow Amsgood.

Alors on danse (pas) (feat Artik) : Que dire d’autre a part “Bravo!”. il y en a eu beaucoup des remix du tube de Stromae mais des aussi bon, très peu.
Si la plupart s’attendent à un remix comme tous les autres, ils seront vite déçu. C’est un tout autre son que nous offre Wilow, avec Artik en soutient.
Les deux compères nous offrent un son de qualité, et ce à tout niveau.

Touché en plein Curve : Ce morceau pro-blackberry aurait pu être ma bête noir dans cet EP (anti blackberry for life NDM) mais ça serait ne pas reconnaitre la qualité du morceau.
A la fois sentimentale et rythmé, c’est un son très bien construit que nous lâche Wilow. Mesdames, préparez vous donc à être “touché en plein curve”

Je ne cours pas (feat Nekfeu) : Punchline + instru douce = un son alliant Wilow AmsGood et Nekfeu. C’est avec plaisir que l’on peut entendre le membre du 1.9.9.5, que l’on a pu découvrir lors des rap contenders.
Un son pour le buzz? Peut être mais tout ce qui est vraiment à retenir c’est que les deux rappeurs ont usé avec doigté de leur plumes pour nous offrir ce morceau.

Dans une spirale : Le point fort de ce morceau est, sans conteste, ce sample de “Cry me a river” et un refrain très efficace.
Ce morceau est une véritable transition sur l’avenir musicale de Wilow Amsgood.

//L’Avis du Milo//

Sur son ensemble cet EP est simple et efficace. Une petite collection de bon morceau qui sauront être apprécier par le public.
Les points négatifs restent quand même un EP un peu trop tournée vers le mélancolique et pas assez excentrique.
C’est vraiment le manque de prise de risque, qui était pourtant l’une des marque de fabrique de Wilow, qui pourra être retenu.
Il faut malgré tout saluer la capacité de Wilow Amsgood à comprendre une instru et de construire des morceaux complexes qui colleront au plus près, autant, au thème qu’à l’instrumental choisi.

Note de L’EP: 14/20

LeMilo 



Clips tirés de l’album :

Wilow AmsgoodUne cacahuète de plus – ==> http://www.youtube.com/watch?v=hPojBlVZc2U

Wilow AmsgoodMythomania – ==> http://www.youtube.com/watch?v=R4Bg-L26FiE


Le lien de téléchargement de l’EP de Wilow AmsGood : http://www.mediafire.com/?372t4s0pvtw7720

Gucci Mane – The Return Of Mr.Zone 6 – by Juicy

Gucci ManeThe Return Of Mr.Zone 6 -



//L’artiste//

Que dire de Mr.Radric « Gucci Mane » Davis … En Deux Lignes ? TRAPpeur d’Atlanta, sorti de l’ombre avec « So Icy » aux cotés de Young Jeezy, ressorti de l’ombre grâce à d’innombrables Remix … Gucci Mane, aujourd’hui, c’est 3 albums en major, 5 en indé, une révolution dans la manière d’ambiancer  les morceaux (un Ice Cream ridicule sur la joue) et un retour en indé pour ce 9ème album.

//L’album//

Tracklist de l’album :

1. 24 Hours
2. Mouth Full of Gold (feat Baby)
3. This Is What I Do (feat Waka Flocka & OJ Da Juiceman)
4. Reckless (feat. Cap & Chill)
5. Shout Out To My Set (feat Wooh the Kid)
6. I Don’t Love Her (feat Rocko & Webbie)
7. Better Baby
8. Brinks (feat Master P)
9. Pretty Women (feat Wale)
10. Pancakes (feat Waka Flocka & 8ball)
11. Hell Yeah (feat Slim Dunkin)
12. My Year
13. Trick or Treat (feat Slim Dunkin, Wooh the Kid & Waka Flocka)

//L’Avis du Juicy//

A première vue, un album beaucoup plus street. Peu de grosses têtes , si ce n’est Birdman, les légendes que sont Master P & 8Ball, sinon y’a Wale. 13 morceaux (les plaisanteries les plus courtes sont toujours les meilleures ). En quelques phrases : « Mouth Full Of Gold » est un streetbanger bien choisi, ça fait longtemps que Birdman ne m’avait pas surpris. « Reckless » à attiré mon attention dès le premier couplet un « lazy flow » plus technique que les morceaux précédants. On retrouve le Gucci chantonnant et entraînant dans « I Dont Love Her ». Ce n’est pas déplaisant, c’est un peu un gage d’évolution dans sa façon de faire la musique. Alors le son avec le légendaire Master P ? Bah pas convaincu, presque sans intérêt peut être pour faire baver les nostalgiques. L’autotune dans « Pretty Bitches » viens briser tout le concept de l’album qui se voulait indé, donc pour la rue (mais au moins ça ma sorti de mon coma). Je note que Wale n’a pas fait le déplacement pour rien. 8ball non plus d’ailleurs, ce « Pancakes » n’a d’intérêt que les invités en fait. Quand beaucoup d’albums deviennent chiant à la fin bah lui Gucci Mane nous balance un « My year » comme un pavé dans la mare  (il m’enjaille ! il fait le Mala dessus mais le délire est assez réussi).

Conclusion, sur 13 morceaux, j’ai retenu « Mouth Full Of Gold », « I Dont Love Her », « Pretty Bitches » et « My Year », c’est un problème, parfois relevé par ses invites, rarement efficace à coté de ses invites. « My Year » est un effort personnel notable. Trop de morceaux soporifiques et le fait d’avoir Drumma Boy sur quasiment tous les morceaux, aussi talentueux qu’il soit, à failli me faire perdre mon calme. Le maître mot est « Pas Convaincu ». C’est le meilleur album indé qu’il ait sorti, mais je comprends pourquoi il ne l’a pas sorti chez Asylum/Warner.

Note de L’album : 09/20

Juicy
 



Clips tirés de l’album :

GUCCI MANE – Mouth Full Of Golds feat Birdman – ==> http://www.youtube.com/watch?v=pis66SKownc

GUCCI MANEI Don’t Love Her feat Rocko & Webbie – ==> http://www.youtube.com/watch?v=30U4t9-oa7s

GUCCI MANE24 Hours – ==>  http://www.youtube.com/watch?v=vC8gxuQQLxc

Nakk Mendosa – Le Monde Est Mon Pays -



Une attente. Longue. Très longue. (Trop longue ?)

Les fans de Nakk seront les premiers à vous le dire, cet album a viré du statut d’attendu a celui d’utopie.
Prévu depuis des années (Ma mémoire ne saurait vous dire précisément combien de temps, pour vous dire) , il est enfin arrivé.
Enfin, arrivé , oui et non. Pour le moment, on devra se contenter d’une version digitale, la version physique étant prévue pour Janvier 2011.
Quoi qu’il en soit, l’album version digitale devrait être sans nul doute très proche de la version physique qui verra le jour dans les bacs en Janvier.
Assez complète pour que l’on puisse s’attarder dessus et émettre un jugement.



//L’artiste//

Certains d’entre vous doivent se demander “Mais c’est qui ce Nakk??”.
Il est vrai que dans le paysage du rap français, Nakk Mendosa n’est pas l’artiste le plus en vue, loin de là.
Originaire de Bobigny et ex-membre du groupe Soldafada, Nakk est ce que l’on pourrait appeler un fin lyriciste.
Très habile avec les mots, Nakk est – n’ayons pas peur des mots – l’un des artistes les plus techniques que l’on peut trouver à l’heure actuelle dans le rap français.
Rajoutez a ceci des punchlines et des textes réfléchis, vous y trouverez très rapidement un rap de qualité. Exagération? L’album semble prouver que non.

//L’album//

Tracklist de l’album :

1. NakkIntro
2. Le monde est mon pays
3. Homme à part
4. Chant Lexical
5. J’suis 1 lion feat Seth Gueko & Dosseh
6. Surnakkurel 4
7. Nakk Q
8. On s’en sortira
9. Mon ex
10. Mon fils ce héros
11. P.I.B (Poète interdit bancaire) feat Despo Rutti
12. Je ne cicatrise pas
13. Comme 1 poisson
14. On m’appel Monsieur
15. Change un peu
16. Respire
17. Chant Lexical REMIX
18. NakkOutro

Dès le départ (NakkIntro), on est directement mis dans l’ambiance du bonhomme. Pas de refrain, 3 minutes de “rentre dedans”, nourri à la punchline de qualité.
Nakk est de retour et il a la pêche. Ça se ressent. S’en suit ensuite le titre éponyme (Le monde est mon pays), beaucoup plus posé et axé sur la vue du monde par l’artiste.
Plaisant a écouter, avec une écriture toujours aussi soignée et des phases plaisantes à écouter, de part leur formulation et la réflexion ressentie à travers celles-ci.
Et ainsi s’enchaine les titres, toutes aussi soignées dans l’écriture. “Homme à part” est un égotrip de qualité, ornée de bonnes phases et Nakk domine l’instrumental avec son flow, que certains pourraient trouver particulier, notamment par sa manière “d’hacher” les phrases.
Ce même flow est très facilement distinguable dans “Chant Lexical“, son bordé par la mélancolique de par sa prod et le texte. Touchant, prenant, ce son est à classer dans les meilleurs de la galette (Galette, tout est relatif ceci étant dit, sachant qu’il ne s’agit pour le moment que d’une version digitale, enfin passons).
Poursuivons.
J’suis un Lion” est l’un des seuls featurings présent sur cet album. Connexion avec Seth Gueko et Dosseh réussie, nous donnant ainsi un nouveau morceau de qualité.
Viens par la suite le “Surnakkurel 4“, attendu par les fans de Nakk connaissant déjà les 3 premiers “volumes”. Morceau malheureusement décevant, un instrumental pas au niveau (Enfin, comme l’ensemble de l’album, mais ça on y reviendra en conclusion) et une histoire peu cohérente qui gâche un peu le plaisir du morceau.
Heureusement , viens juste derrière “Nakk Q“, qui est à mon humble avis la pépite de cet album. Un homme meurtri , montrant au monde ses exaspérations dans une dernière tentative désespérée de prise d’otage. Très bon morceau.
On remarquera l’habile enchainement avec le son “On s’en sortira“, véhiculant un message d’espoir et positif (aux antipodes du son précèdent).
Vient ensuite le titre “Mon Ex“, un son personnel, permettant a l’auditeur d’en savoir un peu plus sur les sentiments et l’histoire de l’artiste, sur un thème concernant un grand nombre de personnes, qui y retrouvent quelques souvenirs à l’écoute du morceau.
Dans le registre du personnel, se suit le son “Mon Fils, Ce Héros” , son à l’attention de son enfant, assez plaisant et souriant. Une touche souriante vite brisée par le prochain morceau, “PIB“, un morceau plutôt sombre avec en invité Despo’Rutti. Connexion intéressante mais malheureusement peu réussie, la prestation de Despo’ étant bien en dessous des capacités du MC, textuellement parlant du moins, pour ce qui est de la prestation au micro, Despo’ semble en incohérence avec l’instru, et malgré les deux verses de Nakk étant de bonne qualité, on a un amer gout de déception arrivé a la fin de ce morceau.
S’en suit le morceau sans doute le plus personnel de l’album, “Je ne cicatrise pas” où l’on apprend que l’artiste – Ou plutôt l’homme – a perdu son père et sa petite sœur et exprime ses sentiments. Sans nul doute le morceau le plus touchant de l’album.
S’en suit un nouveau story telling avec le son “Comme un poisson“, avec un scénario bien ficelé (a contrario de “Surnakkurel 4). Derrière ceci vient le morceau le plus mauvais à mon goût, “On m’appelle monsieur“. Des allures de freestyle plus que de vrai morceau, une prod de qualité médiocre (Y’a un veritable concours dans cet album), le morceau ne crée pas vraiment d’accroche et s’oublie rapidement.
Track suivante, “Change un peu“. Un essai , une touche de sourire dans l’album, c’est un peu le son “marrant” du skeud. Son appréciable mais sans plus, loin de faire partie des meilleurs morceaux. Pour sa défense, on pourra dire que Nakk tente d’innover. Réussite en demi-teinte sur ce coup. Vient derrière “l’arnaque” du CD, j’ai nommé “Respire“. Pourquoi l’arnaque? Cet extrait est tellement vieux et connu (de ceux qui connaissent Nakk certes, je l’accorde) que personne ne s’attendait a le retrouver ici. M’enfin, ca devait lui tenir à coeur…
Chant Lexical Remix“. L’intérêt ? Une nouvelle instru. Oui bah ca fait pas grand chose sur la balance mais bon, ce morceau est tellement bon qu’on peut profiter avec une deuxième instru non?
Puis vient la fin, l’outro, la finalité, la conclusion de cet album tant attendu (NakkOutro). Et là Nakk se lâche, comme pour l’intro. Un flow qu’on est pas habitué a entendre par sa personne, un texte cinglant et de qualité (comme tous ceux qui précédent ce morceau), une belle façon de conclure un album, avec des remerciements pour son public, une manière de montrer que même si il ne donnait pas signe de vie, il prêtait attention aux gens qui l’attendaient. Une belle manière de leur rendre. Que ca soit par ces remerciements, ou par l’album tout court.

//L’Avis du Néocrate//

 
Que penser du monde de Nakk donc? Album de l’année? Personne n’osera employer ses termes. Pourtant je peux assurer qu’il a de nombreux arguments pour prétendre au titre (prenant en compte le fait que l’année n’est point finie bien sur), l’artiste faisant preuve de l’une des meilleures plumes dont on aura pu bénéficier dernièrement, cela ne fait aucun doute. Le bémol de cet album? Sans aucun doutes les instrumentaux (Écart rapide pour rétablir une faute de français trop souvent employée : Un instrumental – des instrumentaux, une version instrumentale – des versions instrumentales), toutes aussi fades les unes des autres et sans aucune présence. Ce bémol aurait pu fortement descendre l’appréciation de cet album, mais heureusement pour lui, Nakk fait une prestation de MC qui n’a pas à rougir des actuelles têtes d’affiches dont on nous fait l’incessante promotion. Pas moins méritant, juste moins exposé. C’est la dure loi du “rap game“. Le monde est mon pays n’en reste pas moins pour autant un des meilleurs albums qu’on ait pu se mettre sous la dent en cette année 2010.

Finalement, ca valait le coup d’attendre.

Note de L’album : 16/20

PS : A noter que dans la version physique, on y retrouvera des sons inédits et l’apparition de Mac Tyer. Y’a plus qu’a attendre. On est habitué…

Docroms



 Ecoutez l’album en version digitale sur Deezer ==> http://www.deezer.com/fr/#music/nakk-mendosa/le-monde-est-mon-pays-652629

Clips tirés de l’album :

Nakk Mendosa -NakkIntro- ==> http://youtu.be/OD8uaMBOfIo

Nakk Mendosa  -Homme à part- ==> http://dai.ly/8Y0oxw

Booba -Lunatic-


Il serait trop long de revenir sur l’ensemble de la carrière de Booba.

Que ce soit à l’époque de Lunatic, avec son comparse Ali, ou pendant sa carrière solo, Booba a su enchainer les succès musicaux et commerciales.

Adulé ou Détesté, Booba ne laisse personne indifférent. Depuis deux mois chaque sortie, de son et/ou de clip, a fait grand bruit montrant a quel point la présence de Booba fait vibrer le rap français.



 TrackList  de Lunatic :

1. Les derniers seront les premiers
2. Caesar Palace( feat P.Diddy)
3. Jimmy deux fois
4. Ma couleur
5. Abracadabra
6. Boss du rap game
7. Killer
8. Lunatic (feat Akon)
9. Jour de paye
10. Si tu savais (feat 9.2i)
11. Comme une étoile
12. Paradis
13. 45 scientific (feat Dosseh)
14. Top niveau
15. Reel (feat T-pain)
16. Me-ca (feat Djé)
17. Saddam hauts d’seine
18. Fast life (feat Ryan Leslie)
19. Kojak (Bonus Collector)

Top 3 :

Comme une étoile : un morceau émouvant, optimiste et bien écrit. Gardant la Booba’s touch (une écriture crue et sans langue de bois), le morceau ne tombe pas dans la gentillesse exacerbée ou dans la niaiserie, bien au contraire.

Killer : B2o ne fait jamais de thème? Pour ceux qui pensaient ca, Booba vient encore une fois de faire un démenti et c’est donc avec brio qu’il nous parle de son amour farouche pour les femmes, enfin c’est un amour à la B2o. Le thème des femmes reste celui le plus apprécié par Booba.

Fast life (feat Ryan Leslie) : Comment ne pas apprécier ce morceau qu’on a tous attendu avec impatience? Nous avons (presque?) tous vu la fameuse vidéo de Ryan Leslie concevant le beat de Fast Life. Ma crainte? Que Booba ne puisse pas assumer le rythme de l’intru. Contre toute attente, Booba, en plus de nous laisser un bon morceau, fini son album avec celui ci , nous laissant rêver à d’autres aventures musicales pour “Le Boss Du Rap Game

Flop 3 :

Caesar Palace( feat P.Diddy) : un Feat? Je dirais plutôt une parodie. Un texte sans aucune profondeur, a la vulgarité exacerbé et inutile qui fait de ce son l’un des gros point noir de l’album.

Top niveau: Avec Booba, il y a toujours des morceaux qui se perdent, assez redondant, sans véritable #punchline, sans thème mais surtout sans utilité. Top niveau en fait partie sans hésiter.

Saddam hauts d’seine : Le son en lui même n’est pas mauvais, mais il apparait comme le son de trop. En fin d’album, il n’apporte rien de plus a l’album. La plupart des idées ayant déjà été développé dans d’autres morceaux, le son perd de sa qualité.

Mentions Spéciales pour Si tu savais (feat 9.2i) : un bon refrain de Booba, plus une bonne utilisation du Vocoder par Mala, rend ce son plus qu’appréciable.

Commentaires:

Depuis que le titre a été révélé, Lunatic a fait du bruit dans le rap français.

Entre les rumeurs de reformation avec Ali et les featurings avec des artistes américains, Lunatic était attendu de pied ferme par le publique.

Sorti le 22 novembre, Lunatic s’est révèle être un bon album arrivant a mettre d’accord certains détracteurs de longues dates.

L’un des points négatifs de cet album est les instrus qui s’avèrent assez répétitives. Ayant pourtant fait appel à des beatmakers assez talentueux, comme Therapy (2093&2031), S2keyz,  AnimalSons,…, les instrus choisies par Booba se ressemblent assez. L’autre point étant une utilisation un peu abusives du vocoder. Car Booba veut chanter et, si il n’a peut être pas la voix qui lui permet de faire ça, un outil merveilleux le lui permet : Le Vocoder. C’est donc avec un certain abus qu’il nous partage des refrains chantés qui peuvent être saoulant.

Pourtant cet Album assure la qualité sur certains points. Pour commencer sur sa structure, Assez équilibré, on passe de manière assez harmonieuse d’un son punch à un son plus doux, permettant à tous de se retrouver dans cette album, sur la qualité de ses featurings : Booba a fait appel a du beau monde pour l’accompagner sur cet album. Niveau américain, T-pain, Akon et Ryan Leslie nous offrent des refrains qui, même si ne resteront pas dans les anales, restent assez appréciables a l’écoute. Niveau français, les collaborations avec les membres de Tallac Records, que sont le 92i (Mala et Brams) et Djé, restent habituelles dans les albums de B2o. Notons la bonne prestation de Djé et la fine utilisation du vocoder par Mala, qui ne lui est pas habituelle. La vraie surprise fut la présence de Dosseh qui assure avec brio sa collaboration avec Booba. Et pour finir sur les textes, car même si le manque de #punchlines, traversant les années, est a déploré sur Lunatic, Booba ne démérite pas et nous offre une écriture qui lui ressemble faite d’images, d’idées fortes, crues et poignantes comme a son habitude.

L’album Lunatic, reste dans son ensemble, un album que vous ne regretterez pas d’avoir acheter !

Note De l’album  : 12/20



Clips tirés de l’album :

BoobaCaesar Palace – ==> http://youtu.be/A_AwlIxYb18

Booba - Jour De Paye – ==> http://youtu.be/-jxXnACnGDI

BoobaMa Couleur – ==> http://youtu.be/xuFiCBASEDA