<cette chronique se concentre sur le CD1 Court Circuit>
(“Une femme parle de ce qui lui manque, un clebard il ne lui manque que la parole”
Taipan – “Le Chien”)
Après son EP Dans le circuit, Taïpan revient avec son album Court Circuit. Avec déjà plusieurs projets a son actif, le rappeur s’est déjà fait remarqué lors d’un concours remix du rappeur Orelsan (le remix du son “NoLife” en featuring avec Nessbeal) et plus récemment durant les Rap Contenders (si tu ne sais pas ce que c’est je ne peux pas t’aider…) et grâce à sa signature sur le label Bomaye Musik (label de Youssoupha).
(“Il y a deux choses qui m’intéressent : l’univers et la chatte, j’aime le premier bien large, la deuxième bien étroite”
Taipan – “Court Circuit”)
L’album comporte 12 morceaux (22 en comptant le CD2 qui est l’EP Dans le circuit, sortie il y a quelques mois).
Pour ce projet le rappeur a fait appel à très peu d’invités, uniquement la chanteuse Deborah Lennen qu’on a plaisir à découvrir.
(“Quand je viens bien t’es normal, quand je vais mal t’es pas la même”
Taipan – “Il fallait que ça sorte”)
“Serait il schizophrène?” Voici la première chose que l’on se dit lorsque l’on s’aperçoit la faculté de Taipan de se mettre dans la peau d’un autre. Adepte de la storytelling, il peut nous faire vivre la déchéance d’une bourgeoise vieillissante, dans “Elle arrive plus à mentir”, ou se mettre dans la peau d’un chien dans “Le Chien“. Ce côté animal que le rappeur exprime avec le morceau “Bas les pattes“. Sachant user des images et des métaphores Taipan arrive à développer avec profondeur l’insulte “Fils de Putes” et la condition de péripatéticienne (les putes…#NDLR) ou avec mélancolie le fait d’aller au WC, “Il fallait que ça sorte”. Que ce soit avec profondeur ou mélancolie, le mot d’ordre du rappeur, et de son album, est la folie. C’est avec un univers totalement décalé que l’artiste tente de faire réfléchir son public sur des thèmes aussi large que la fin du monde (“22/12″) ou la simplement la drague (“Cash Cash“).
Au niveau des productions, pas vraiment de surprise. Restant sur le même ton sur l’ensemble du projet, privilégiant les mélodies douces et le sampling.
Le problème du projet, au delà d’un flow assez redondant d’un morceau à l’autre (mais qui ne dérange pas plus que ça… ) c’est justement ce côté décalé. Il est parfois dur de s’identifier à certains morceaux ou simplement à comprendre certaines phases, les comprendre à leur juste valeur en tout cas.
Mention Spéciale pour Deborah Lennen qui a su laisser une marque identifiable sur les morceaux ou elle a été invité (“Cash Cash”, “Quel monde meilleur?”) par sa superbe voix.
Note de l’album: 15/20
(“Ce que t’appelle la paix, c’est le moment où tes ennemis rechargent”
Taipan – “Le Monde est flingué”)
Taipan - “Lâchez votre comme”
Taipan - ”Le Chien”












