
Coke Boys – Coke Boys 3 : Niggas Wit Coke
Le Groupe:
French Montana en a fait du chemin avant d’arriver à sa signature chez Bad Boy/MMG/Interscope, avec plus d’une quinzaine de mixtapes à son actif. Celui qui était tantôt affilié à Max B du clan Dipset et bras droit, aujourd’hui incarcéré de Jim jones, roule aujourd’hui avec Chinx Drugz et le reste de la clique, les stars montantes du Bronx j’ai nommé les infâmes Coke Boys … La notoriété du marocain semble servir les intérêts du groupe puisque Chinx Drugz fait de plus en plus parler de lui ainsi que Charlie Rock (au refrain sur le désormais classique Shot Caller), reste plus que Cheeze & Flip. Vont-ils rester en retrait ou suivre la cadence imposée par Montana et Chinx ? En seront-ils même capables ? Je pense que Coke Boys 3 est un bon début de réponse.
Le Mixtape :
Comme je le disais French Montana et Chinx Drugz sont clairement à l’honneur, Charlie Rock en renfort et Cheeze et Flip a le droit à son solo. Côté invité Rick Ross, Red Cafe, Wale, pour pas surprendre, et de l’autre au contraire Mac Miller et les L.E.P. Bogus Boys … ça promets.
La Tracklist
Mon Avis :
Dès l’intro on saisit le vif du sujet, la débrouille, le hustle est le maitre mot. Le Block, la fumette et autre clins d’œil à la gente féminine, mais rien de très (trop) romantique. Quelques samples de soul dans l’intro histoire de pas être dépaysé mas ne vous méprenez pas la prédominance est Trap. Pour ce que ça vaut, bien que Bad Boy n’ait pas d’identité musicale propre, c’est en revanche le cas de la maison MMG, il n’y a qu’à écouter l’album de Wale chez Atlantic et l’album de Wale made in MMG. C’est très « Rick Rossien » à l’image de « Smoke and Drank », « 9000 watts » ou encore « Celebration ». Mais rien de mieux que « Ballin » pour illustrer mes dires. Notez le couplet de Charlie Hu$tle comme quelque chose de frais, plus « street », plus sauvage, comme un pavé dans la marre dans cette ambiance pseudo mafieuse. Mention spéciale pour « Dope Get Me Rich » vraiment, quitte à faire du dirty made in NYC mettons y du cœur, allons y gaiement, avec les codes, la diction, les refrains frénétiquement répétés. Ce truc nous offrirait presque un New York – Memphis le temps d’un morceau. Vous ai-je mentionné « Husband & Wife » ? Parfaitement introduit par cet interlude très cliché mais tellement comique. Si on devait commenter la chose, je dirais que New York aime la Jamaïque et la Jamaïque le lui rend bien. Par contre si on se penche un peu plus sur « 100 » et « Ghostbuster », nos seules chances de savoir que valent Cheeze et Flip, on trouve notre vilain petit canard …. Qui s’avère être Flip. Mais attention, il n’est pas mauvais pour autant, juste beaucoup moins intéressant. Faut dire qu’on a pas eu la chance de découvrir son univers.
Pour conclure, je dirais que Coke Boys marque un tournant pour les Coke Boys peut être plus gros, plus exposés, plus aptes à passer à la vitesse supérieure en nous offrant des supports plus adaptés à une demande qui a radicalement changée. Et le buzz autour de cette équipe se justifie au fur et à mesure que les extraits et les projets pointent le bout de leur nez. Coke Boys 3 est un projet solide, qui ne déçoit pas, si on le prend pour ce que c’est. De bonnes prestations, de très bons guests, de belles surprises. Je pense à Mac Miller et aux LEP Bogus Boys qu’on n’attendait franchement pas ici. Mais tout n’est pas rose et on a forcément quelques regrets à exprimer. Comme le fait qu’un groupe made in NYC du Bronx et pas de Winchester n’affirme pas un peu plus son identité musicale, qui est censée être propre à ce coin des Etats-Unis. Beaucoup trop de Trap. Peu d’originalité, les mêmes refrains, tantôt chantonnés par French Montana, ce qui devient une habitude, tantôt scandées, non pas inefficaces, mais habituels une fois de plus. Coke Boys 3 reste un bel effort malgré tout. Ne critiquons pas les joueurs mais le jeu.
Note de la mixtape : 13/20
Extrait de Coke Boys 3 :
Coke Boys 3 Intro













